Blog-It Express Carnet de bord de dusportmaispasque


Cinéma en C majeur et minuscule.

publié il y a 926 jours - des réactions ? ()

"Micmacs à tire larigot" grâce à Jean Pierre Jeunet et " Rose et noir" à cause de Gérard Jugnot.
Attention: y a un gros mot à la fin!
Ne cherche pas de prétextes pour ne pas y aller déniant ce qui est populaire genre: "J'aime pas Dany Boon": ce n'est pas du Boon, c'est du bon, c'est du Jeunet et celui là te ferait aimer Delon.
Ou, plus snob: "Je n'aime pas Jeunet"
JPJ, c'est notre Terry Gilliam à nous, alors on y va les yeux fermés.Euh, en confiance parce qu'il faut ouvrir les mirettes pour profiter de la toile.
Quel réalisateur nous donne l'occasion de voir les physiques improbables de Michel Crémades,Dominique Pinon, Yolande Moreau? dommage que Daniel Emilford ait terminé son CDD pour cause de décés. Quand à moi, je n'avais pas revu Marielle depuis "Tous les matins du monde".
Bien sûr, chez Jeunet, il y a les scénarii dégoulinant de bons sentiments, la naïveté moralisatrice du petit monde besogneux des bras cassés qui écrase le grand mesquin du cynisme, l'acharnement manichéen de l'Amèlie ( Poulain) à vouloir faire le bonheur des autres, le romantisme désuet d'un "long dimanche de fiançailles".
Mais Jeunet c'est d'abord et avant tout de l'image, un monde intemporel couleur sépia, un bric à brac de tendresse et des personnages cosmopolites sapés comme les "Deshiens". Il y a une idée par seconde, une invention par plan et cela dégouline de créativité sur le spectateur inondé de surprises.
Sur, sous et dans une déchèterie fantasmagorique pousse comme autant de plantes rudérales l'humanisme de l'un, Marielle dans le rôle de "Placard", la commensalité de l'autre, Yolande Moreau "tambouille"d'une générosité royale, constituant l'équipe de personnalités hautes en couleur, opportune et complémentaire. Des trouvailles insensées pour mettre en scène le hasard dans le quotidien et des bricolages jubilatoires pour le prolonger. Dans nos quotidiens à nous, le hasard on le croise sans le voir, avec tous ces trains à prendre, ces frigos à remplir, ces rues à traverser, ces caddies à pousser et ces places de parking à trouver, alors on le laisse de coté ce hasard, comme une lettre ou un mail que l'on ouvrira trop tard.
Puis dans la foulée, réconcilié avec le cinoche, je suis passé dans la salle contiguë parce que j'aime bien Jugnot.
Gérard, c'est pareil: J'y vais les yeux fermés, euh en confiance parce....
Là, non!
Faut pas voir son "Rose et noir"comme il n'aurait pas du, lui qui ne compte que des réussites, le commettre. Je n'ai pas vu ce film sur l'intolérance et l'inquisition, je me suis endormi sur un numéro de folle surjoué d'un Jugnot de la haute couture Renaissance mal inspiré avec des blagues scatos et lourdingues.
Je suis sorti de la salle avant la fin du film pour profiter un peu du jour qui s'enfuit vers le ponant et de ton fantôme qui passe dans ma mémoire.
Moralité du jour: Le cinéma français c'est de la bande annonce racoleuse à profusion et parfois un film valable qui me renvoi à la parabole du "boute en train".
Pour celles qui l'ignorent, cette expression vient de la pratique des haras, rayon reproduction où pour préserver l'effort de l'étalon, on charge un bourrin quelconque des préliminaires sur la jument à saillir et c'est l'animal de race qui procède.
Transposé au cinéma,c'est l'inverse: le boute en train en ce moment c'est Jeunet qui t'allumes et Jugnot qui te baises!

Peudo sur égo.

publié il y a 937 jours - des réactions ? ()

L'autre vie.
Bloggeuses, mes soeurs, bloggeurs, mes frères.....
Notre vie virtuelle, plus vrai que la vrai ?
A quel moment arrive le libre arbitre?
Après le passage obligé de l'inné? le début du raisonnement, l'acquis? Non pas!
L'acquisition de la libre pensée?
Pas sûr:tu l'as choisi, toi ton éducation? Ta religion?
Et selon quels critères?
Sitôt après la successions des périodes d'encodages et de décodages commence le monde des choix.
Premier véritable choix de bloggeur, le pseudo, révélateur, par son outrance, de ce qu'il doit dissimuler.
Entrent en scène Jean Kaude et Dédé Codeur personnages de la vie parallèle:
L'égo submergé refait surface pour prendre un bol d'air, vivifiant et régénérateur dans un sursaut d'enfant rebelle repoussant l'adulte normatif une dernière fois.
Et se libère:
"le long du fleuve qui remonte
par les rives de la rencontre
aux sources d'émerveillement"*
Arnaud Stalgie court encore après le goût de la première fois. Le second visage de Janus apparait. Est-il vraiment si sombre?
Al. Chimie transformera-t-il ce plomb en or?
Jean Villevoisin,en quête d'identité, traverse la rue pour aller dans la prairie d'en face voir si l'herbe y est plus verte .
"on voit dans le jour qui se lève,
s'ouvrir tout un pays de rèves
Le tendre pays des amants"*
Un affluent improbable rejoint "le long fleuve tranquille" du cour de la vie juste avant l'aube et l'estuaire. Quelques méandres sociaux s'opposent au confluent et ils ne se jetteront pas ensemble dans le même océan.
Sommes-nous plus sincères au coeur de nos mensonges?
J'ai marché lentement sur les dalles de la gare comme un enfant jouant au ralenti à la marelle du ciel vers la terre. Je n'étais pas triste. Je me suis détaché lentement de toi, accompagné par ton parfum de femme encore sur ma peau pour rentrer dans la torpeur des jours qui viendront s'empiler dans ma vie d'après toi. Ils auront longtemps la saveur de ton souvenir.
Comédiante, tragédiante!
Le retour du ciel vers la terre. Fin de partie de l'ultime marelle. Retraverser la rue et revenir sur son trottoir où rien ne pousse.
Sans amertume.
Et grandir!
" et quand tout semble à la dérive,
le fleuve roule son eau vive
et l'on repart à l'infini
où l'on découvre au bord du tendre
Le jardin où l'on peut s'étendre
la terre promise de l'oubli"*
Merci Georges!Merci Toi!
* la carte du tendre. G. Moustaki.

Mise en abime.

publié il y a 986 jours - des réactions ? ()

Ce texte, comme les autres, se lit comme une toile de Dali:
Tu peux la, le, regarder, lire, tant de fois et chaque "lecture"te renseignes et t'entraines dans un nouveau sens. Il y a une image dans l'image, un texte dans le texte. "Le manuscrit trouvé à Saragosse"se lit à plusieurs niveaux selon la volonté de Jan Potocki son auteur. En peinture, JanVan Eyck pour "Les époux Arnolfini"(illustration ci-dessus) et Diégo Velazquez pour "Les Ménines"l'image se reproduit jusqu'à disparaitre dans l'infiniment petit, pourtant elle continue d'exister, c'est la limite de notre organe de la vue qui occulte notre perception.
La vérité, l'existence, y est "mise en abime".
Valèrie existe -t-elle? Qui parle par sa bouche? Une femme ? Un homme?
Est-elle polymorphe? Androgyne, Philanthrope, Misanthrope?
Est-ce Elle A + Elle B= Elle X. 1+1=3. Deux entités créant un altérité tout aussi réelle.Une aberration mathématique.
Ces événements sont-ils passés ou à venir?
Dans quelle dimension du temps, dans quelle unité de lieu?
Le concept de vérité/mensonge devient caduque. Ils ne s'opposent plus, ils se complètent. 1+1=3: De leur alliance nait une vérité. La tienne celle que tu apporteras dans cette auberge espagnole.
Bon appétit!

Le boucher de Bègles.

publié il y a 1000 jours - des réactions ? ()

Ce n'est pas un sérial Killer, c'est notre boucher à nous.
Autant dire une idole.
Le marronnier de la P.Q.R.
Un vrai viandar avec son tablier plein de sang, des voisins commerçants et le Ricard à l'apéro. Des dialogues et des habitudes.
Des:
"- y en a un peu plus mâame Michu, je vous le laisse?un os pour le chien, du mou pour le chat, je vous le compte pas...."
et des:
"-T'as fait ton loto, Pascal?"
Voilà, t'y es: Bègles c'est la ville "de" Noël Mamère, du premier mariage homosexuel et Pascal Brun, c'est le gagnant 2004 de l'euro million: 26.215.627 Euros.
Ça lui est tombé dessus, à ce pauvre Pascal.
A quarante balais, il en a pris 10 d'un coup.
Alors, lui le célibataire par obligation, mieux intégré dans le petit commerce que dans l'affectif, perd tous ses repères, se découvre une sexualité tardive, fait des essayages, démarre des collections, des addictions de bagnoles et de putes et surtout se fait taper par des potes dont il ne se souvient pas.
Pour régler toute la misère du monde, dans le doute et pour commencer, il arrose autour de lui.
Bien sûr, quand tu arrose, ça pousse. L'entourage grandit, grandit, grandit.
Alors, il s'exile en Suisse pour se faire taper par des pros.
Et, comme il en marre de se faire saisir toutes ses Ferrari, parce que en dessous de 2 gramme il ne conduit pas, Pascal, il "met" les cartes grises de ses bolides sur des prête noms.
Au lieu de se faire saisir, il se fait dépouiller, Pascal.
Il fait le bonheur de la Presse Quotidienne Régionale, Pascal.
Alors on a de ses nouvelles l'été.
Les dernières ne sont pas bonnes.
Comme d'habitude avec ses deux grammes, il se fait chopper.
Comme d'habitude, il arrose.
Il a tenté de soudoyer les flics avec un pot de vins de.......1000 Euros.
Il ne sait plus où il est , Pascal. Nous sommes au Pyla, pas à Bangkok.
Que nous apprend " Sud-Ouest" (la P.Q.R) du 18/08/09?
- Il n'arrive pas à décrocher de la région, Pascal.
- Il a de moins en moins de liquide sur lui, Pascal!
Que se passe-t-il?
Les flics l'embarquent et le mette au frais 48 heures.
Ils portent plainte pour corruption et réclame........10 000 Euros chacun!
A l'année prochaine et emmène de la monnaie, Pascal!

Tourisme et éducation.

publié il y a 1001 jours - des réactions ? ()

-"ça sent la frite, Papy."dit Gaby.
Il n'a pas tort, Gabriel: Quand tu déboules à St Jean de Luz, dés la sortie de l'autoroute ce ne sont pas la moule et l'iode qui t'assaillent! C'est le Mac Do voisin du péage qui impose à la ville son empreinte olfactive et son Big Mac.
Alors, tu t'acquittes de l'octroi en apnée en te disant que c'est bon pour la traversée de la baie à la nage.
Gabriel!
Trois ans et des brouettes que ce néo-terrien est arrivé sur la planète et une heure qu'elle m'a posé la question:
-"ça ne te déranges pas qu'on emmène Gabriel avec nous en vacances?"
Ma complice de vie a mis un point d'interrogation par politesse, mais c'est le contraire d'un Q.C.M ce genre de question avec une seule réponse possible, comme souvent avec les gonzesses.
Je fais semblant de réfléchir, pour être poli moi aussi et tandis que je spécule, je m'entends dire: "oui, bien sûr!" entre servilité et spontanéité.
Bon, je l'aime bien Gabriel. Ses yeux étonnés, sa curiosité, sa démarche enthousiaste et chancelante quand il rencontre un caillou, mais sa maman qui l'affuble à longueur de journée de "mon ange, mon coeur, mon amour, mon trésor, mes yeux"(et pourquoi pas mon clito aussi) pour lui demander ce qu'il veut bouffer, ses repas interminables, ses jouets en permanence sur la table, sa valise de doudou( S;X ?) divers et indispensables me font craindre un peu.
Je souris en pensant à mon père, que nous visiterons bientôt vers Cahors, son coté rustique quand il coupe du pain à la hache (si,si!) pour donner à ses chevaux. Sa tête de professeur Tournesol luisante dessus, hirsute sur les bords, ses dents en clavier de piano, une blanche, une noire, son "un mètre cinquante" qui saute en croupe sur les vertigineux"Reine" Canelle"ou "Tipi", ses canassons autant dire ses enfants, son autorité quand il saisit la jambe d'un bourrin pour le ferrer.
Je pense à l'émerveillement de ce petit Duquesnoy débarquant chez les Groseilles.
Alors, tandis que je me faisais les bras cinq heures durant en kayak descendant le "Luy" lui- même affluant(*) vers "L'Adour"entre Monfort en Chalosse et Dax, le plan s'ourdissait:
Des parents contraints de travailler, un chiard sans vacances coincé entre une grand-mère coquette et un grand-père bricoleur-débordé comme tous les retraités. Nous héritons du bambin imprévu au programme:
L'ange Gabriel.
De mémoire, ne serait-ce pas le gars de "l'immaculé conception"?
Le saint esprit descendu sur terre pour engrosser une vierge sans toucher les bords en faisant porter le chapeau au charpentier. Le grand gourou qui donne de la vertu à l'adultère et disparaît sans pension alimentaire dont la secte avec le bizness des statuettes de la vierge (?!) et l'enfant (chuis protestant j'te rappelle)marche encore deux mille ans plus tard.
Je prend la menotte de cet homonyme de l'homme d'affaires qui m'appelle déjà papy et, sans rancune, je l'installe dans la voiture.
Tu sais quoi?
Cela nous a rajeuni, Fabrina et moi, ce saut dans le temps du temps où nous procédions à l'élevage de nos propres nains.
Je l'avais bien casté ce môme: à part un seul petit coup de blues le soir lorsque je lui lisais son histoire préférée de "Franklin"au Campanile de Cahors et une amorce de caprice au resto de la cité de l'espace à Toulouse gérée dans la classe et la douce autorité de ma virile et tendre complice, il accepte désormais les légumes qui ne sont pas des frites et termine sa gamelle.
Le rite du popo: Sa maman lui met une couche lorsqu'il annonce une pèche imminente (si, si!), il démoule DANS sa couche, elle le nettoie et ça repart.
Avec nous, sans AUCUN problème il évacue en direct, normal, suffisait de demander.
Tu sais quoi?
Le problème des enfants, ce sont les parents!
(*) je sais: affluEnt de... mais là il s'agit du participe présent du verbe affluer vers...donc un A.

Branlette.

publié il y a 1002 jours - des réactions ? ()

Ladynight.
Elle est revenue une nuit de démesure et d'outrance!
Fantomatique réalité d'une respiration.
Exhalation d'une chaleur, une fragrance.
Elle investit l'interstice, le vide, la raison.
Soyons bref: Pas d'éveil!
Juste le sommeil,
l'excuse et le pardon!

Mon esprit te rejoint autant que mon corps se résigne à ta tyrannie et je glisse de désir dans ma prison de draps. Affranchi du réel et de sa camisole, je vibre et je gémis, je m'épanche, et je t'inonde. Je t'oublie, despote éphémère, jusqu'à ta prochaine exigence.

extrait de" Tourmalet maispasque"

publié il y a 1003 jours - des réactions ? ()

.........Le monde motorisé impose sa brutalité au monde vivant.

A charge de revanche !

Sans se soucier de ma présence, un corvidé fait un festin de l'ancien félin. La nature s'accommode et la chaîne alimentaire improvise.

"- Stop!

- what?

- un incipit, c'est pour attirer le client pas pour le refouler: Souviens-toi de Marcel: "Longtemps je me suis couché de bonne heure...."là, les filles qui aiment les chats sont parties et les gars qui aiment les chattes aussi!

- je ne suis pas Proust.

- t'inquiètes, on a vu!

- alors je continuerai à utiliser les symboles, les oxymores, les contre sens et les mots rares au prix de la fréquentation confidentielle de ce blog.

- t'es maso ou bien....?

- non, mais le pays qui affiche 86% de réussite au bac, au prix de l'abandon de l'orthographe et des phrases bien construites mérite un effort.

- ton ironie est minable et rétrograde. Tu es aigri parce que ton fils conjugue le verbe "croiver" au lieu de "croire", use du "si j'aurai" au lieu du "si j'avais"et ajoute des E à BonjourE et à c'est durE.

En plus, tu n'es pas champion du monde coté langue.

- cépafô!mais je me soigne: on dit "DE plus, tu n'es pas....."

- c'est bon, continue!"
on the blog si tu permets........

Les contes de Mr le comte ne font pas le bon compte.

publié il y a 1004 jours - des réactions ? ()

«-C'est la mère Michel qui a perdu son chat

Qui crie par la fenêtre, il ne reviendra pas!»

Est-ce une périphrase pour dire que Mr est parti, « Chercher des cigarettes Dans l'état du Massachusetts »?

Je l'ai retrouvé Mr Greffier, un peu à plat et en panne de moral:un 4X4 lui a roulé sur le buffet : il ressemble à une pizza et ses tripes sont de sortie comme lorsque l'on marche sur un tube de dentifrice sans bouchon.
Les kilomètres obéissent au mouvement des jambes et disparaissent un par un. Tandis que les cuisses montent et descendent comme un piston de locomotive, le vent siffle à mes oreilles des souvenirs mystérieux de comptines de l'enfance que je décode soudainement initié:

« C'est la mère Michel qui a perdu son chat%u2026.. » évoque, c'est évident, un mari cavaleur ou l'abandon d'un père.

Contes et comptines usent d'ambivalence, d'ambiguïté et de symboles pour tromper Anastasie (la censure)et Charles Perrault décrivit les exactions de Gilles de Rais sans nuire au prestige de ce notable maréchal de France en imaginant l'ogre de « Barbe Bleue ».

La lecture féerique précéda celle du procès fait au compagnon de Jeanne D'Arc,comme l'enfant prépare l'adulte à moins de naiveté.

La petite chèvre de Mr Seguin combattant toute la nuit contre le loup pour se faire dévorer au jour naissant, serait le symbole de la résistance vaine contre la tentation, selon Daudet.

La diatribe sur la déraison de la Pomponnette, la chatte coureuse du boulanger Raimu, une caricature de l'adultère à l'époque pudibonde de Pagnol.

Et ce petit chaperon rouge prenant la précaution d'emporter un petit pot de beurre pour la conversation (involontaire !?) avec le Grand Méchant Loup n'est-ce pas un prodrome du futur « Dernier tango à Paris » ?

Une miscellanées(féminin pluriel invariable) de crédulité lucide l'emporte sur la schizophrénie douce et le bestiaire plaisant des conteurs.

Le choix de Suzy.

publié il y a 1018 jours - des réactions ? ()

Il y avait dans tout son être
Le refus d''être.
Le pendant féminin de tous les Peter Pan
du refus de grandir
comme une fleur refuse de fleurir.
Elle refusa l'enfant
et de l'enfantement, les douleurs
et de l'éducation, les périls
et de l'adolescence, l'abandon.
Alors, à quoi bon!
L'utile devint futile.
Et elle referma son coeur.
Vaine ici, indispensable ailleurs,
avec langueur et sans rancoeur.
Musarda dans ce monde fictif.
Promena son A-mour avec A privatif.
Songeant du fond de sa nuit,
du fond de sa couche:
"au secours! "
et de sa bouche:
-"à quiconque me nuit
à chacun de mes jours
dispersez-vous tendres recours!
Laissez-moi observer, vivre et sentir
frissonner, humer et tressaillir.
Dans mon coeur, identitaire
rime avec terre!"
Solitude et frimas
lieux et climats
isolée dans la foule
s'exhibe discrètement
et refoule,
et ment.
A elle, seulement!

Promenade fatale.

publié il y a 1018 jours - des réactions ? ()

Bordeaux sommeille Gomorrhe licencieuse,

la ville subit la pluie fine de Novembre.

Place des Martyrs sous la cloche St Seurin encore silencieuse

l'amoureux piétonnant n' a plus envie de voir Décembre.

Il arrondit les épaules et relève le col de son Burberry's.

L'homme sans cou s'éloigne dans la bruine

Jonas lui chante le blues comme naguère au Jimmy's,

Baudelaire lui parle de spleen et d'idéal

à lui qui rumine ses sentiments en ruine

et la sentence de ses amours fatales.

Miranda demain se marie!

Pour l'heure elle gémit.

Ses cheveux font de blondes volutes

et coulent sur l'oreiller.

Elle a refait son entrée

pour son amant en rut.

Un fin trait de gazon blond

fait un charmant paillasson

et invite à l'intrusion.

Elle s' offre pour l'amour à l'italienne

et ses dents mordent le traversin

accroupie, les genoux dans les coussins.

Avant que de s'unir devant dieu

la grenouille indécente une ultime fois sera sienne.

C'est son cadeau d'adieu!

A St Christoly, un carnassier mécanique et géophage

Déjà, casse la croute de béton

les dents dans le goudron.

Les forçats de la nuit autour de lui font un aréopage

L'un dit « plus à droite », l'autre « plus profond »

- « je sais que c'est un prédateur

mais Panisse as-tu du coeur?

alors trouve de la bidoche

à quatre heure de la noche! »

Un troisième propose un coup de main

Le tyranosaure repus dort jusqu'à demain.

Dans la rue de grassi

une péripapétitienne propose des choses tarifées,

des prestations, des étages à monter, des barèmes

en disant chaudement:« tu viens chéri? »

-D'ordinaire pas de problèmes

mais là, non madame, merci

j'ai déjà donné! »

Dans le cours Xavier Arnozzan

un immeuble se souvient du spectre d'Haussman

il y a un sommier qui gémit

un ange qui soupire

un homme qui s'épanche

un arbre qui se penche

sous le vent qui forcit.

Derrière un mur un enfant qui s'étire

et le baron qui se tire

vers la capitale, le préfet ectoplasme

percera douze avenues

posera autant de cataplasmes

bien à propos et tous bienvenus

sur la ville malade autour de l'étoile.

Entre le monument des girondins et les colonnes rostrales

l'esplanade des Quinconces étend sa toile

les milliardaires en short ne valent pas une stèle

et c'est pour le tiers état qu'elle déploie ses ailes

Montaigne et Montesquieu dans des toges drapés

offusqués de la miction des fêtards sur leurs piédestals,

par les rats volants leurs têtes tout autant offensées,

attendent dignement sous leurs perruques de pierre,

la foire aux plaisir, la brocante St Fort,

les loisirs d'aujourd'hui, les floralies d'hier et le cirque Pinder.

Louis quatorzième, soleil sombre, a rasé le château fort

le dit: Château Trompette qui fournira aux linteaux le renfort,

pour les portes cochères et les fenêtres, de sa pierre.

Sur la garonne un fantome de gabarre

transporte le cassou de la pierre du lot

dépité d'avoir contre les camions, perdu la bagarre

et se console en retour du clairet de Quinsac.

Ni en Dordogne ni en Baïse plus un seul lot

rien à transporter ni la grave ni le grain en sac.

La mutation en péniches,sans beaucoup d'agrément

accordèrent un sursis à la navigation.

Mais rien à faire plus de marinier et adieu les gréements

le Mascaret impètueux, le merveilleux limon

la violence des marées, la lenteur des vacations

le métier fut perdu fichant la paix aux alevins

rendant les rives à la vase,la lise aux aluvions

et paradoxe inespéré c'est désormais l'avion

par le transport des tronçons d'A 380

remplaçant de nos jours les barricots de vin

Le Breuil et le Brion, sur lesquels on pariat

pour sauver le métier du capitaine David Blaise

pour cette fois c'est grâce à Goliath

que David est à l'aise!

Voilà le jour qui se pointe et de s'enquérir:

"- Alors quelles nouvelles?

Que fais-tu sur ton sort

encore à surenchérir?

-le conquérant n'a plus de caravelle

et de l'amour plus l'or

et plus rien à chérir.

- alors. tu sort!"

Debout sur le parapet,

par les ondines et les nymphes,fascinné

à la rencontre des néréides et peut-être un Léviathan

sur ses amours qui s'achèvent et l'aventure qui commence

vers la sirène qui l'attend,

Il s'élance

Who' s who

publié il y a 1021 jours - des réactions ? ()

Who's Who.
Toute ressemblance avec des personnages existants serait tout à fait fortuite.
Armstrong. L; N et L : Génération de surdoués de la trompette, de l'alunissage et de la pédale.
Bofil. R: Plagiaire de la grèce antique. Est à l'architecture ce qu'André Rieu est à la musique classique.
Brassens. G: Slammeur de la seconde moitié du XXème.
Dati. R: Immaculée conception. Visiteuse de prison par l'entrée des fournisseurs.
Deschiens (Les): Bidochons intellos.
Dieudonné: L'islam a repris . Tragi-comique.
Douillet. D: Doudou à Bernadette , ancien sumo retraité en or très occupé par la quête de la pièce jaune.
Hallyday. J: Marque déposée, blouson de cuir retourné, opticien pédophile récidiviste, alcoolique anonyme qui réussit pourtant et encore et toujours à "mettre le feu".
Hallyday. D: Fils de. Chanteur dilettante et pilote occasionnel:-"c'est dur de se faire un prénom" devrait prendre exemple sur sa soeur qui elle s'est fait un nom. Conseil : prend un autre pseudo, amigo le tien est déjà entamé.
Mitterrand. F: Tonton du ministre de la culture.
Orelsam: Disciple au stade verbal des féministes Cantat Bertrand; Star Joe et Cheb Mami le talent en moins, les déjections mentales en plus.
Renucci. R: Citoyen corse sans cagoule mais pas sans talent.
Sarkozy. N: intermittent du spectacle, pole emploi de tocards rose terne et collectionneur de tocantes brillantes qui martyrise son petit corps pour lui faire payer sa mauvaise donne génétique.
Séguela. J: Carrefour de rencontre. Publicitaire ambidextre de la seconde partie du XXème reconverti V.R.P multicarte (Meetic.fr, Rollex, Citroën, cabines de bronzage..)
Zidane. Z: Voyou milliardaire en short qui donne des sous discrétement et des coups de boules devant tout le monde (celle-là est un peu naïve, mais j'aime bien)

Il se fait tôt

publié il y a 1025 jours - des réactions ? ()

Le jour a perdu face

Réflexion de base sur l'architecture.

publié il y a 1097 jours - des réactions ? ()

A quelques kilom

Aprés, j'arrête!

publié il y a 1138 jours - des réactions ? ()

Si J

Les griffes de la nuit

publié il y a 1176 jours - des réactions ? ()

Tom mord la parenth

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